Nouveau format de review sur le blog aujourd’hui, on ne va pas parler de wing, de foil ou de board mais d’un accessoire qui change complètement la façon de filmer nos sessions : le drone Aqua de la marque HOVERAir. Un drone autonome, étanche, capable de décoller et de se poser sur l’eau, et surtout capable de te suivre tout seul pendant que tu surfes, tu wingfoil ,que tu dockstart etc. Je l’ai testé à fond, dans le vent fort, dans la pétole, en parawing, en wing et même en downwind. Voici le debrief complet.
Le lien du Produit : https://hoverair.sjv.io/L0RAOY
HOVERAir, c’est qui ?
HOVERAir est le fabricant du drone Aqua, pensé spécifiquement pour suivre les pratiquants de sports de glisse et sports d’eau. La marque communique beaucoup sur les réseaux et continue de pousser des mises à jour logicielles régulières, avec notamment un mode « foil » dédié apparu récemment pour coller à nos pratiques (wingfoil, parawing, surf foil, dockstart).
- Site officiel : hoverair.com
- Instagram : @hoverair_global
Présentation et packaging
Le HOVERAir Aqua est un drone de catégorie C0, c’est-à-dire moins de 250 grammes. Ça change tout niveau réglementation : pas besoin de formation ni d’examen obligatoire pour le télépilote en usage loisir. Attention quand même, les règles de base restent valables : hauteur max de vol à 120m (selon les zones), interdiction de voler dans les zones réglementées, et interdiction de survoler un rassemblement de personnes.
J’ai reçu le drone en combo Fly More, qui comprend :
- 3 batteries
- La balise Lighthouse, qui se fixe au bras : elle sert de télécommande, permet de rappeler le drone, et surtout c’est elle qui permet au drone de te tracker et de te suivre (donc pas seulement du tracking visuel)
- Un kit de remplacement des mousses de flottaison autour du drone
- Un jeu d’hélices de rechange + petit outillage
- Un câble USB-C et un chargeur double (recharge de 2 batteries en simultané)
Il existe aussi un combo Land & Sea à 1699€ qui ajoute une petite télécommande avec écran pour un pilotage plus classique. Le combo Fly More que j’ai testé est affiché à 1499€.
Autonomie et stockage
L’autonomie théorique annoncée est de 23 minutes par batterie. Dans la réalité, en usage wingfoil / parawing avec du vent, je suis plutôt sur une autonomie un peu au-dessus de 15 minutes. En dockstart, dans des conditions de vent faible voire nul, j’ai grimpé jusqu’à 18-20 minutes. Bon point : le chargeur double permet de recharger deux batteries en à peine une heure, largement suffisant pour une pause déjeuner entre deux sessions.
Côté stockage, pas de carte SD : on a une mémoire interne de 128 Go. Le transfert des fichiers peut se faire en Wifi via l’appli HOVER Air (un peu lent vu le poids des fichiers) ou directement via le port USB caché sous une trappe étanche — à bien penser à refermer avant d’aller à l’eau.
Modes de vol et prise en main
Le drone dispose d’un petit écran à l’avant qui permet de revisualiser les rushs et surtout de configurer le mode de vol avant de décoller : hauteur, distance, mode orbite ou non. La navigation dans les menus est simple et intuitive. HOVER a récemment sorti un mode « foil » spécifiquement pensé pour nos pratiques, sur lequel j’ai concentré l’essentiel de mon test.
Décollage et atterrissage sont bluffants de simplicité : un bouton, un décompte 3-2-1, et le drone décolle tout seul, se positionne, et lance automatiquement l’enregistrement (impossible de louper une séquence). Il peut décoller posé sur l’eau, dans le sable, ou même être lancé à la main. S’il atterrit à l’envers, il détecte la situation et se remet à l’endroit tout seul au redécollage. Une mise à jour toute récente permet même de couper/relancer l’enregistrement manuellement via le bouton de la Lighthouse.
Petit point d’attention à l’atterrissage : le drone doit être récupéré par le dessus (une grille de sécurité empêche de toucher les hélices), jamais par en dessous. Grâce à une mise à jour de juillet, il revient désormais à une hauteur plus basse, ce qui facilite grandement la récupération en pleine session sur l’eau.
Qualité vidéo
Le drone filme en 4K à 25 ou 50 images par seconde, avec un mode slow motion en 100 images par seconde. J’ai principalement utilisé le 4K 50fps, qui permet de créer du ralenti fluide en post-prod. Le mode slow motion natif, lui, ne m’a pas convaincu : la qualité chute trop par rapport au 4K 50fps. Les bricoleurs de montage apprécieront aussi la présence de codecs H.264/H.265 et d’un mode H.Log pour l’étalonnage.
Sur l’eau : mon ressenti terrain
J’ai testé l’Aqua dans à peu près toutes les conditions : pétole complète, vent fort autour de 20 nœuds, pumping, dockstart, surf foil, parawing en 3.3 et 3.5m², et même en downwind en repliant ma wing. Verdict : je suis complètement emballé.
Le drone flotte, donc une chute dans l’eau n’est jamais dramatique. Il tient très bien dans le vent, jusqu’à 25 nœuds sans souci de stabilité de vol, même si l’image peut montrer quelques petits à-coups dans les bourrasques (rien de grave, on coupe le passage au montage). En mode orbite avec du vent rafaleux, j’ai tendance à désactiver l’option pour éviter que le drone n’ait à composer avec du vent de face puis dans le dos en tournant autour de moi.
Changer de batterie en pleine session est très facile si la board flotte bien : les petites pochettes étanches livrées avec les batteries font parfaitement le job, il suffit d’éviter d’embarquer de l’eau dedans.
Les points forts
- Poids plume (moins de 250g), catégorie C0, pas besoin de formation
- Décollage/atterrissage sur l’eau ultra fiable
- Suivi automatique via balise Lighthouse, pas juste du tracking visuel
- Aucune goutte d’eau sur les images malgré le décollage au ras de l’eau
- Chargement rapide (2 batteries en 1h)
- Mode foil dédié, mises à jour logicielles fréquentes et utiles
Les points faibles
- Pas de capteur d’obstacles : le drone évite ce qu’il voit devant lui, mais rien détecté à l’arrière (attention aux bancs de sable, arbres, poteaux)
- Fixation de la balise Lighthouse un peu légère, on aimerait une sécurité supplémentaire
- Stabilisation de l’image perfectible dans le vent fort par rapport à des drones plus lourds (900g-1kg)
- Mode slow motion natif décevant en qualité.
- Portée de suivi à limiter à 10m maximum avant de risquer de perdre la connexion avec la balise (ce qui est largement suffisant ! )
Prix et verdict
Le combo Fly More (3 batteries, kit hélices/mousses de rechange) est vendu 1499€, le combo Land & Sea avec télécommande à écran est à 1699€.
Pour un drone de première génération dédié aux sports de glisse, le HOVERAir Aqua est une réussite. Ce n’est pas un outil de production événementielle pro, mais pour un usage créateur de contenu ou pour varier les plans de tes sessions wingfoil, parawing ou surf foil, c’est tout simplement génial : tu récupères l’usage de tes deux mains, plus besoin de perche, et les angles de vue sont complètement différents de ce qu’on obtient avec une caméra 360. Bravo à HOVER pour cette proposition qui change vraiment la donne sur l’eau.
Comme toujours, gardez du bon sens : respectez la réglementation, ne survolez pas de monde, et restez vigilants même avec un « jouet » aussi léger.



