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SLINGSHOT PROJECT DRAG BOARD REVIEW

Ça fait un moment qu’on suit Slingshot sur la châine. Entre les wings NXT  et V6, les foils équipés du système One-Lock qui permet de monter son foil sans outils, ou encore les boards Flowcraft V1 et V2, j’ai déjà eu l’occasion de tester pas mal de matériel de la marque.

Cette fois, on est sur une board assez unique avec la Slingshot Project Drag, une planche au shape vraiment atypique. Rocker continu et assez prononcé, carène arrondie, rails particulièrement avancés : tout semble avoir été pensé pour privilégier le surf, la maniabilité et surtout la « tolérance aux touchettes ».

J’ai testé cette planche en 62 litres, en wingfoil et en parawing, dans des conditions assez variées. Et autant vous le dire tout de suite, cette Project Drag fait partie des boards qui m’ont le plus enthousiasmé ces derniers temps, même si son shape implique quelques compromis.

Vous pouvez retrouver les informations techniques sur le site officiel Slingshot. La marque est également distribuée en shop.

Le programme de la Slingshot Project Drag

La Project Drag est avant tout une planche destinée à la parawing, au downwind et au wingfoil orienté surf, carving et freefly.

Elle a été développée pour des riders qui cherchent à exploiter les bumps, à engager des courbes et à surfer en conservant un maximum de fluidité, y compris lorsque la planche vient toucher la surface de l’eau.

C’est important de le préciser : nous ne sommes pas sur une board de freeride classique, conçue avant tout pour décoller facilement sur un plan d’eau plat. La Project Drag s’adresse davantage à des pratiquants avancés, voire experts, capables d’exploiter un shape assez technique.

Le nom du projet résume assez bien la philosophie de cette planche : limiter la traînée hydrodynamique, notamment lors des touchettes, pour conserver un maximum de vitesse et éviter les coups de frein qui peuvent déséquilibrer le rider.

La Project Drag a été développée avec Ken Adgate et Kyle Touhey. Ken est notamment un rider particulièrement impressionnant en parawing, avec un style très engagé dans les manœuvres et le carving.

Autre particularité : la planche existe avec deux systèmes de fixation pour le foil :

  • Version Track : deux rails US classiques en carbone, permettant de monter la plupart des foils équipés d’une platine standard.
  • Version Tuttle : un boîtier intégré dans la carène, permettant de se passer de la platine externe avec un mât adapté.

J’ai reçu la version Track, ce qui m’a permis d’utiliser mes différents foils de référence et de comparer directement son comportement avec celui d’autres planches.

Packaging et qualité de finition

Premier bon point : la Project Drag est livrée avec une housse sur mesure.

Ce n’est pas un simple emballage destiné à protéger la planche pendant le transport. On a une véritable daybag, bien ajustée au shape de la board, avec une poignée latérale, une sangle de portage à l’épaule et une poignée centrale particulièrement pratique pour manipuler les volumes les plus importants.

La housse est également équipée d’une petite poche de rangement. Sa couleur claire est intéressante pour limiter l’échauffement lorsqu’on laisse la planche à l’extérieur au soleil.

J’apprécie vraiment ce type d’attention. Une housse adaptée coûte cher lorsqu’on doit l’acheter séparément, et une board mal ajustée dans une housse universelle, ce n’est jamais idéal.

Concernant l’esthétique, Slingshot propose une décoration assez sobre, dans des tons gris et noirs avec quelques touches orange.

Personnellement, j’aime beaucoup. La planche est élégante, la qualité perçue est excellente et les couleurs devraient plutôt bien vieillir en termes de salissures.

Tailles, dimensions et tarifs

La Project Drag est proposée en six volumes, de 50 à 114 litres, disponibles avec des rails US ou un boîtier Tuttle.

Voici les principales dimensions et les poids annoncés pour les différentes tailles :

Volume Longueur Largeur Poids annoncé
50 L Données détaillées non communiquées
62 L 5’7″ 19″ 4,0 kg
72 L 5’10 » 19″ 4,4 kg
84 L 6’0″ 20,5″ 4,8 kg
95 L 6’4″ 21,5″ 5,1 kg
114 L 6’6″ 22,5″ 5,9 kg

Poids indicatifs de la planche nue, avec une tolérance constructeur de ±5 %.

J’ai testé la 62 litres, en 5’7″ x 19″, soit environ 170 cm de long pour 48 cm de large.

Sur ma balance, elle affiche 4,2 kg, ce qui reste tout à fait raisonnable pour son volume et sa construction.

À titre de comparaison, mon Armstrong Midlength MK II en 55 litres pèse 4 kg sur ma balance. Les deux planches jouent donc dans la même catégorie en termes de poids, malgré des volumes et des shapes sensiblement différents.

Les tarifs

Voici les prix publics TTC relevés en shop.

  • 50 L : 1 699 €
  • 62, 72 et 84 L : 1 799 €
  • 95 et 114 L : 1 899 €

Tarifs indicatifs relevés en octobre 2026, susceptibles d’évoluer suivant les revendeurs.

On est clairement sur une planche haut de gamme, mais les tarifs restent cohérents avec ceux des modèles carbone concurrents, d’autant plus que la housse est incluse.

Construction et ergonomie du pont

La Project Drag bénéficie d’une construction carbone, avec notamment des rails US en carbone.

Slingshot ne détaille pas précisément la composition du sandwich ou les différentes couches de stratification. Difficile donc de rentrer davantage dans les détails techniques.

En revanche, une fois sur l’eau, la rigidité est immédiatement perceptible. La connexion entre le foil et la planche est très directe, avec une excellente transmission des appuis.

Un pont creusé particulièrement confortable

Le pont est assez  encaissé, concave aussi sur la largeur.

Cette géométrie permet de se sentir bien calé sur la planche, avec un centre de gravité relativement bas et un contact très agréable sous les pieds.

Le pad couvre pratiquement toute la surface du pont et même plus !

Slingshot est allé plus loin : le pad remonte sur les bords du pont et recouvre une partie des rails.

C’est un détail que j’ai particulièrement apprécié, notamment pour ma façon de naviguer avec un stance légèrement offset, c’est-à-dire les pieds décalés par rapport à l’axe longitudinal de la planche.

Je peux venir placer les orteils quasiment sur l’extrémité du rail tout en conservant un excellent grip. C’est très agréable dans les surfs et les virages engagés.

On retrouve également cinq positions d’inserts de straps à l’avant, mais aucun insert à l’arrière. Le programme reste principalement orienté strapless, avec la possibilité d’utiliser un strap avant.

Enfin, une valve de décompression automatique et un plug de leash complètent l’équipement.

Un détail malin pour protéger la board

Lorsque la planche est retournée et posée à l’envers, le composite ne vient pratiquement pas au contact du sol.

Grâce au pont encaissé et au pad qui remonte à l’avant et à l’arrière, la planche repose sur la mousse plutôt que directement sur le carbone.

Pour ceux qui manipulent régulièrement leur matériel sur un parking ou un sol dur, c’est une très bonne idée.

Un shape radicalement différent

C’est probablement la partie la plus intéressante de cette Project Drag.

Lorsqu’on regarde la planche de profil, on découvre un rocker continu et particulièrement prononcé, du tail jusqu’au nose.

La board est nettement plus bananée que la plupart des midlengths actuelles, notamment les Armstrong ou les KT que j’utilise régulièrement.

On retrouve une zone un peu plus plate autour des boîtiers de foil, mais l’ensemble reste très galbé, avec un rocker important au niveau du tail.

Une carène très arrondie

Sous la planche, les rails sont extrêmement arrondis, aussi bien à l’avant qu’à l’arrière.

La carène adopte des formes douces, pensées pour accompagner les mouvements de l’eau plutôt que venir buter contre les vagues ou le clapot.

Le principe est assez simple : lorsqu’une board touche l’eau pendant un surf ou une manœuvre, des rails trop anguleux ou une carène moins adaptée peuvent provoquer un freinage brutal.

Sur la Project Drag, tout est conçu pour que la planche continue à glisser et se libère rapidement de la surface.

Le rocker avant facilite la remontée du nose lorsque celui-ci entre en contact avec l’eau, ou plus concretement, lorsqu’on enfourne. Le rocker arrière limite les accroches du tail, notamment pendant les phases de pumping ou lorsqu’on surfe très bas sur le foil.

Sur le papier, c’est intéressant. Mais surtout, sur l’eau, les résultats sont vraiment notables.

Des rails US très avancés pour limiter le swing weight

Autre choix de conception important : le positionnement des rails de foil.

Sur ma 62 litres, j’ai relevé les mesures suivantes :

  • Début des rails : 34,5 cm depuis le tail.
  • Extrémité avant des rails : 67,5 cm depuis le tail.
  • Longueur totale : 33 cm.

Les ouvertures permettant d’insérer les T-nuts sont situées à l’arrière des rails. On peut donc avancer la platine du foil jusqu’à l’extrémité avant des boîtiers, sans être gêné par ces ouvertures.

C’est un détail appréciable, notamment lorsqu’on cherche à positionner son foil très en avant.

L’intérêt principal est de réduire ce qu’on appelle le swing weight, autrement dit l’inertie de la planche liée à la masse située devant le rider.

En avançant le foil et la position des pieds, on réduit la longueur de nose située devant le pied avant.

Résultat : malgré ses 5’7″ de long, la Project Drag se fait étonnamment oublier lorsqu’on pompe ou qu’on engage des virages.

Version Track ou version Tuttle ?

La version Tuttle pousse encore plus loin le concept de réduction de traînée.

En supprimant la platine externe et en intégrant directement la connexion du mât dans la carène, Slingshot cherche à obtenir une surface inférieure aussi propre que possible.

Cette solution nécessite évidemment un mât équipé d’une connexion Tuttle adaptée. Il faut vérifier la compatibilité du matériel avant de choisir cette version.

Slingshot évoque également des possibilités d’ajustement de la position du mât à l’aide de cales, mais je n’ai pas eu l’occasion de vérifier ce système.

Je n’ai pas testé la version Tuttle et ne peux donc pas quantifier son avantage réel au décollage par rapport à la version Track.

En revanche, le choix des rails US m’a permis de monter les mêmes foils que sur mes autres boards et d’isoler plus facilement les différences de comportement liées au shape.

Conditions de test et foils utilisés

J’ai utilisé cette Project Drag principalement en wingfoil et en parawing, dans des conditions très différentes.

Il y a eu des sessions dans du vent vraiment léger, sur un plan d’eau totalement plat, mais également des navigations beaucoup plus intéressantes pour ce type de planche, avec de la houle, du clapot et de belles vagues à surfer.

J’ai notamment utilisé plusieurs foils de référence :

  • AFS Silk et Enduro
  • K-Parts Aros, avec un allongement proche de 14
  • Armstrong UHA et MA MKII

Avec mes 62 kg, la version 62 litres offre un volume intéressant, tout en restant suffisamment compacte dans son comportement une fois en vol.

Ce panel de conditions et de foils m’a permis de bien cerner les qualités de la planche, mais également les limites de son concept.

Les points forts de la Project Drag

Une finition et un packaging vraiment réussis

J’en ai déjà parlé, mais c’est un véritable point fort de cette planche.

La construction inspire confiance, les finitions sont excellentes et la housse fournie est parfaitement adaptée.

C’est typiquement le genre de matériel que j’ai plaisir à sortir de sa housse et à emmener sur l’eau.

Excellent rapport rigidité / poids

Avec 4,2 kg mesurés pour 62 litres, la Project Drag affiche un poids raisonnable, sans donner l’impression d’une construction fragile ou excessivement allégée.

La rigidité est excellente. Lorsqu’on pompe, la transmission des appuis est immédiate et le lien entre la planche et le foil est très direct.

Je ne saurais pas vous dire objectivement si elle est plus rigide qu’une Armstrong ou une KT équivalente, mais ce que je peux affirmer, c’est qu’elle ne manque absolument pas de rigidité.

Quant à la solidité dans le temps, il faudra évidemment davantage de recul pour juger.

Swing weight réduit (poids mort devant le pied avant)

Avec les rails très avancés et la possibilité de venir positionner le foil quasiment en butée avant, la Project Drag offre un comportement assez surprenant pour une planche de cette longueur.

En navigation, j’ai souvent utilisé mes foils dans la partie avant des boîtiers, avec une position de pieds également avancée dans la cuvette.

Dans cette configuration, il reste relativement peu de nose devant le pied avant, ce qui donne une sensation très compacte en vol.

En pumping, on oublie assez facilement les 5’7″ de la board. C’est exactement ce qu’on recherche sur une planche destinée au surf et à la parawing.

Le confort du pont et le grip sur les rails

Le pont encaissé apporte un excellent maintien, mais c’est surtout l’ergonomie globale que je retiens.

Le pad offre de bons repères tactiles et permet de retrouver facilement ses appuis sans regarder les pieds.

Son débordement sur les rails est particulièrement intéressant pour ceux qui aiment naviguer avec les pieds légèrement décalés de l’axe de la planche.

C’est une petite attention qui prend tout son sens lorsqu’on commence à vraiment engager les virages.

Une bonne stabilité malgré la carène arrondie

C’est un point qui m’a surpris.

On pourrait penser qu’avec des rails aussi ronds, la board aurait tendance à rouler et à manquer de stabilité lorsqu’on est à genoux ou en attente de décollage.

Dans les faits, j’ai ressenti quasiment l’inverse.

Dans le clapot latéral, la planche semble laisser passer l’eau sous sa carène, sans se faire accrocher ou chahuter autant qu’une board aux rails plus anguleux.

J’ai notamment pu comparer cette sensation à celle de la Takoon Slide Hollow, dont les rails sont plus marqués.

La Project Drag m’a paru particulièrement confortable dans cette phase de transition entre la position à genoux et la position debout.

Avec ses 62 litres, j’ai même eu la sensation de naviguer sur une planche plus volumineuse que mon Armstrong 55 litres habituel, au-delà de la simple différence de sept litres.

Pour mon gabarit, je pense d’ailleurs que j’aurais très bien pu choisir la 50 litres. Mais les 62 litres ont aussi leur intérêt lorsqu’on cherche à faciliter les départs dans les conditions les plus légères.

Une tolérance aux touchettes exceptionnelle

C’est pour moi le plus gros point fort de cette Project Drag, et ce qui la différencie réellement des autres planches que j’ai testées.

En surf, notamment lorsqu’on utilise des mâts relativement courts de 75 ou 80 cm, les touchettes sont inévitables dès qu’on commence à vraiment engager les courbes.

Sur certaines boards, un contact avec l’eau peut casser la vitesse ou provoquer un déséquilibre.

Sur la Project Drag, il ne se passe quasiment rien.

Que ce soit à l’avant, à l’arrière ou sur les côtés, la planche touche, glisse et repart sans véritable à-coup.

Je ne vais pas prétendre qu’on accélère pendant les touchettes, mais la perte de vitesse est extrêmement limitée, et surtout la trajectoire reste très peu perturbée.

Même lorsqu’on enfourne franchement le nose pendant un take-off raté, le rocker permet de faire ressortir la planche de l’eau en conservant suffisamment de vitesse.

On peut presque la faire fonctionner comme un dauphin 🙂 : le nose plonge, puis la board remonte naturellement à mesure qu’elle reprend de la vitesse.

Et cette qualité ne se limite pas au surf. En cruising, en freeride et dans les manœuvres, cette tolérance apporte beaucoup de confort et de confiance.

Sur ce critère précis, c’est probablement la planche la plus tolérante aux touchettes que j’ai testée jusqu’à présent.

Les limites de la Slingshot Project Drag

Un take-off plus technique dans le très light

Évidemment, un shape aussi spécialisé ne peut pas être le meilleur partout.

Le principal compromis de la Project Drag concerne le décollage dans les conditions de vent extrêmement léger, notamment sur un plan d’eau parfaitement plat.

J’ai par exemple navigué avec environ 12 nœuds de vent, une wing de 3,7 m² et mes 62 kg, sans clapot ni houle pour apporter un peu d’énergie supplémentaire au décollage.

Dans ces conditions, j’ai réussi à voler, mais j’ai clairement trouvé que la Slingshot demandait davantage d’engagement qu’une planche plus tendue.

Son rocker prononcé réduit la longueur de carène qui travaille efficacement à plat avant le décollage. On doit donc être plus actif pour libérer la planche de l’eau.

En revanche, cela ne veut pas dire qu’elle décolle forcément tard.

Il faut savoir utiliser le rocker pour décoller

Avec une bonne technique, on peut exploiter le rocker de la planche, notamment celui du tail, pour accélérer le décollage.

L’idée consiste à être dynamique sur les appuis avant et arrière, en faisant légèrement marsouiner la planche pour l’aider à se libérer de l’eau.

Ce mouvement rappelle certaines techniques utilisées en SUP foil pour générer de la vitesse avant le décollage.

En synchronisant ce travail des jambes avec le pumping de la wing ou de la parawing, on parvient finalement à décoller relativement tôt.

Mais cela demande davantage de technique que sur une board dont le rocker est plus tendu et qui accepte un départ plus passif.

Dès que le vent monte un peu, qu’on dispose d’une traction suffisante ou que quelques bumps viennent nous aider, cette différence devient beaucoup moins sensible.

Et dans les conditions de houle et de surf pour lesquelles elle a été développée, la Project Drag retrouve tout son intérêt.

Une planche qui s’adresse avant tout aux riders expérimentés

Pour quelqu’un qui débute en wingfoil, qui passe tout juste ses premiers jibes ou qui cherche simplement une planche facile pour naviguer sur du flat en été, je ne pense pas que la Project Drag soit le meilleur choix.

Une KT Super K2 Pro ou une Armstrong Midlength MK II, par exemple, seront généralement plus accessibles au décollage dans le très light grâce à leur carène plus tendue.

En revanche, elles n’offrent pas exactement le même comportement ni la même tolérance aux touchettes dans les surfs les plus engagés.

Tout dépend donc du programme recherché.

La Slingshot ne doit pas être jugée comme une board de lightwind pur, mais comme une planche dédiée au surf et  carving capable de rester très performante en wingfoil et en parawing.

Mon avis : pour qui et pour quelles conditions ?

Après plusieurs sessions, je retiens surtout que la Project Drag est une planche qui assume totalement son créneau perf.

Elle conviendra particulièrement aux pratiquants qui aiment surfer des bumps, engager des courbes serrées, naviguer en freefly et exploiter au maximum leur foil dans les vagues.

En parawing comme en wingfoil, son principal avantage est de permettre de rider avec beaucoup moins d’appréhension au moment des touchettes.

On peut descendre bas sur le mât, pousser les virages et prendre des trajectoires plus radicales sans avoir constamment peur de planter le nose ou d’accrocher un rail.

À l’inverse, pour quelqu’un qui privilégie les départs les plus précoces possibles sur eau plate, sans vouloir être particulièrement actif au pumping, il existe des shapes plus adaptés.

Conclusion : une de mes boards favorites du moment

Je termine cette review avec un avis très positif sur la Slingshot Project Drag.

J’aime son shape radical, son confort de pont, sa rigidité, ses rails avancés et surtout cette excellente capacité à absorber les touchettes.

Il y a également un vrai plaisir à naviguer sur cette planche. Elle est belle, bien construite, agréable sous les pieds, et une fois en vol, elle se fait étonnamment oublier malgré sa longueur.

Son seul véritable compromis concerne le décollage dans le très light, sur un plan d’eau plat. Il faut être un peu plus technique et dynamique qu’avec certaines midlengths plus conventionnelles.

Mais dès qu’on retrouve du vent, des bumps et des vagues, la Project Drag révèle tout son potentiel.

Dans le surf, c’est un régal. On peut vraiment engager, multiplier les changements de direction et toucher l’eau sans se faire sanctionner à chaque erreur de trajectoire.

Avec son poids contenu, sa construction très rigide et son excellente finition, elle se positionne comme une véritable board haut de gamme, avec un tarif cohérent par rapport aux modèles concurrents.

Au final, c’est une planche que j’ai énormément appréciée en wingfoil comme en parawing, et sur laquelle j’ai clairement envie de retourner naviguer.

Si votre priorité est le carving, le surf et la tolérance aux touchettes, la Project Drag mérite vraiment qu’on s’y intéresse.

Si vous avez des questions sur cette Slingshot, n’hésitez pas à les poser dans les commentaires de cet article ou à rejoindre le groupe dédié à la marque sur le Discord Pimp Your Ride.

Bon ride !

Photographe Pro - Vidéaste amateur - Vlogger - Youtuber / La Baule - Loire-Atlantique

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