<iframe src="https://discord.com/widget?id=1132407567734292582&theme=dark" width="350" height="500" allowtransparency="true" frameborder="0" sandbox="allow-popups allow-popups-to-escape-sandbox allow-same-origin allow-scripts"></iframe>
  • Home
  • BLOG
  • DEBUTER EN PUMPFOIL – TUTO DOCKSTART

DEBUTER EN PUMPFOIL – TUTO DOCKSTART

Nouveau format sur le blog : un tuto, et pas une review classique. Cette fois c’est K-Parts qui sponsorise la vidéo, avec du matos envoyé par Antonin pour l’occasion, et HoverAir qui apporte le drone Aqua pour les images. Merci à eux. L’idée du jour : vous donner les clés pour bien démarrer en dockstart, cette technique qui consiste à partir directement du ponton en pumpfoil, sans vague ni bateau. C’est souvent LE moment qui bloque le plus les débutants, donc on reprend tout depuis la base.

Tout le matos K-Parts est disponible sur k-parts.com, et vous pouvez suivre l’actu de la marque sur leurs réseaux. Le drone utilisé pour le tournage est le HoverAir Aqua, déjà passé en review sur le blog.

Le setup K-Parts utilisé pour ce tuto

Pour ce tuto, j’ai reçu la SKAL 1450, la plus grande aile de la gamme SKAL chez K-Parts : 125 cm d’envergure, ratio de 10,7. Une aile pensée pour porter beaucoup et glider longtemps, exactement ce qu’il faut pour apprendre en douceur.

Stabs, fuselage et mât

  • Stabs Mako Pump en 75 et 100, des stabs plutôt perf mais qui passent très bien en longue distance.
  • Fuselage titane-carbone standard, avec une queue courte et le stab 100 en position avancée
  • Mât UHM Regular en 75 cm, le mât le plus raide de la gamme, en version courte pour garder un maximum de contrôle sur le foil

Ce choix n’est pas anodin : un mât court et raide, couplé à une aile très porteuse, c’est un combo idéal pour débuter le dockstart sans se faire peur, tout en gardant du répondant.

Étape 1 : bien choisir son spot

Avant même de penser matos ou technique, il faut un ponton adapté. Trois critères à cocher :

  • Un ponton long et dégagé, sans amarrages, sans bateau au bout, vierge d’obstacles.
  • Un ponton dégagé dessous aussi : pas de caissons ni de piliers sur lesquels l’aile peut taper
  • Idéalement un ponton bas, au ras de l’eau, pour limiter l’appréhension au saut et éviter d’avoir à se baisser pour prendre son élan

Plus le spot est propre, plus c’est facile psychologiquement et techniquement. Ça paraît bête, mais ça change tout.

Étape 2 : une planche adaptée à son niveau

Erreur classique du débutant : prendre une planche trop petite. Si vous débutez, vous allez tomber, c’est normal. Et si vous tombez loin du ponton sans pouvoir pomper, il faut pouvoir ramer dessus pour rentrer. Une planche de 7 litres, c’est une biscotte : ça coule, ça ne flotte pas, vous allez devoir nager derrière en palmant. Une planche de 12 à 15 litres offre un minimum de flottabilité, utile pour ramer, mais aussi pour s’appuyer dessus au moment de remonter au ponton, surtout si le ponton est haut.

Placement des mains : la simulation avant le saut

Dès qu’un foil avance dans l’eau, il devient porteur et pousse sur la planche. Sentir cette poussée avant de sauter dessus, c’est la clé pour savoir où placer ses pieds.

La méthode : une main au cul de la planche, une main sur le rail, on marche sur le ponton en faisant avancer la planche dans l’eau. Dès qu’elle avance, on remet les mains à plat sur le pont, légèrement décalées (une vers le rail intérieur, une vers le rail extérieur). Ça permet de :

  • Maintenir l’assiette de la planche bien à plat
  • Repérer jusqu’où le foil porte en appuyant légèrement
  • Savoir où placer ses pieds une fois debout : le pied arrière juste devant la main arrière, le pied avant juste derrière la main avant

Si la planche part de travers au ponton pendant cet exercice, c’est mort d’avance : vous allez devoir corriger l’assiette dès le saut. Autant régler ça avant.

Le PumpScoot, une bonne porte d’entrée

Pour les vrais débutants qui appréhendent, la trottinette à foil (PumpScoot) est une excellente option : on est debout, on tient le guidon, et en cas de chute on reste à distance du foil sans lâcher prise. Zéro appréhension, et c’est fun en plus.

Le ventriglisse, avant de se jeter debout

Avant de tenter le départ debout, il faut passer par le ventriglisse. On court, on saute allongé sur la planche, et on cherche à glider en haut de mât le plus longtemps possible, jusqu’à effleurer la surface comme en skimboard.

Si la planche cabre et  replaque direct, c’est que le poids du corps est trop en arrière : il faut avancer. On répète l’exercice jusqu’à obtenir une glisse linéaire et propre. Petite astuce pour s’équilibrer en vol : écarter les jambes et laisser traîner le dessus des pieds  en appui sur l’eau, ça évite de partir en vrille et ça aide à replaquer la planche si elle cabre.

Choisir le bon foil selon son poids

Un foil trop petit ne portera pas assez pour apprendre sereinement. Pour un gabarit autour de 75 kg, on part plutôt sur une aile entre 1500 et 2000 cm². Pour ses 62 kg, la SKAL 1450 fait très bien le job, au point de tenir des runs de plus de 7 minutes. L’aile « idéale » pour débuter, c’est une aile qui porte même un peu trop au début : on apprend à gérer cette portance plutôt que de forcer, l’objectif étant de glider avec la bonne incidence, pas de lutter contre le foil.

Le départ debout, étape par étape

Une main à l’arrière, une main sur le côté, on marche, le foil se met en mouvement, on remet les mains à plat. Et surtout : on regarde devant soi, jamais ses pieds. Ça paraît anodin mais ça change complètement la projection au moment du saut.

Premier exercice : 3-4 pas d’élan, saut debout sur la planche, et on cherche à reproduire la glisse obtenue en ventriglisse, sans pomper. On répète jusqu’à enchaîner plusieurs glides propres, à plat, sans cabrer ni piquer.

Les premiers coups de pump

Une fois le glide maîtrisé, on peut commencer à pomper, mais pas trop tôt. Il faut être stable, en haut de mât, avant d’initier le pump, sous peine de se retrouver sous l’eau direct. Les premiers coups doivent être légers et de faible amplitude : on augmente l’intensité au fur et à mesure que la vitesse monte. L’erreur classique, c’est de muler à fond dès la sortie du ponton.

Sécurité au ponton

Un point trop souvent négligé : gilet d’impact, casque et chaussons sont recommandés. Un ponton mouillé devient vite glissant, et les petites vis ou barres en alu mal fixées peuvent couper. Mieux vaut prévenir.

Le drone HoverAir Aqua / ou se filmer pour analyser sa technique

la plupart des images du tuto ont été tournées avec le HoverAir Aqua, qui suit automatiquement grâce à sa balise, sans tracking visuel à caler. Plusieurs modes de vol (hauteur, distance, orbite) permettent de varier les angles. Côté autonomie, environ 15-20 minutes par batterie par pétole, largement suffisant pour une session avec un petit sac de batteries de rechange en secours. Et comme il est waterproof, il peut décoller et se poser directement sur l’eau sans stress — penser juste à bien lui donner un bain d’eau douce et le sécher après une session en mer.

Se filmer en session, que ce soit au drone, au téléphone ou à la camera 360, reste un des meilleurs moyens de progresser vite : on voit immédiatement le placement des pieds, la posture, ce qui marche et ce qui coince.

Verdict sur la session

Sur le fond, la SKAL 1450 a largement rempli son rôle pour ce tuto : beaucoup de portance, une glisse pure sans bruit ni frottement, un foil agréable à pomper et qui remonte facilement en haut de mât avec les stabs Mako Pump en position avancée. Le mât UHM Regular en 75 cm apporte un sacré niveau de rigidité et de contrôle, idéal pour ce genre d’exercice. Elle a aussi été testée avec le FliteLab AMP pour quelques vagues assistées, avec le même ressenti positif.

D’autres contenus K-Parts arrivent prochainement sur le blog : le nouveau mât Ultra Slim et surtout la review complète de la gamme de downwind/parawinf  AROS, attendue courant octobre. Un autre tuto sponsorisé est aussi prévu avec Core sur la parawing et AFS pour des tips sur le surffoil et le carving. Bon ride, bon pump, et à très bientôt pour la suite ! Hadou

Photographe Pro - Vidéaste amateur - Vlogger - Youtuber / La Baule - Loire-Atlantique

Laisser un commentaire